Chapitre 222
QUAND PASSE LA MOUSSON
Nous sommes en stand-by en Malaisie. La mousson passe sur l'Asie et nous contraint à cette attente forcée. Nous en profitons pour découvrir et tenter de percer les mystères de ce curieux phénomène naturel : la mousson. Alors, avertissement !…si la météo vous barbe vraiment, passez sans hésiter au chapitre suivant. Maintenant si cela vous intéresse de la décortiquer en notre compagnie, vous pouvez poursuivre… Cela vous montrera le travail de recherche et de compréhension d'un marin qui se passionne pour son environnement…
Langkawi est une île envoûtante, à l'image de son propre pays. Ce nom est connu de tout le milieu touristique international. Pourtant très souvent les personnes autour de nous ne savent pas où situer ce petit paradis sur la mappemonde ! C'est en Malaisie, tout en haut à droite dans le détroit de Malacca, près de la frontière thaïlandaise.
Nous sommes bientôt fin mai, la mousson humide, la saison des pluies, vient de s'installer sur la Malaisie comme la Thaïlande d'ailleurs et tous leurs voisins du Sud-est asiatique. La mousson un drôle de phénomène météorologique dont tout le monde a entendu parler une fois ou l'autre. De là à savoir expliquer son fonctionnement, c'est autre chose… Pourtant les marins connaissent bien cette excentricité de la nature qui fait que pendant des mois il ne pleut pas assez, et durant d'autres, de trop… Certains pays y sont plus exposés que d'autres suivant leur place sur la planète. En Asie du Sud-est, sur la presqu'île malaise, la mousson humide que l'on appelle aussi mousson de Sud-ouest (ou encore mousson d'été) est plutôt bien arrosée. Toutefois, passé le front de mousson, autrement dit une fois la saison bien établie, le temps s'améliore. Si parfois les pluies sont fortes ou longues, des périodes de beau surviennent aussi. Il suffit d'en profiter pour explorer les endroits reculés…
Mais qu'est ce donc, que ce phénomène de la mousson ?
Le mot mousson vient de l'arabe mausim qui veut dire saison. C'est très exactement cela. La mousson est une situation de vents saisonniers de certaines zones tropicales qui s'inversent totalement en suivant le déplacement du soleil en latitude. Quand le soleil est présent dans l'hémisphère Nord, donc proche du tropique du Cancer, (vers la saint Jean) les vents alizés se dirigent vers le Nord. Inversement lorsqu'il est rendu loin dans le Sud, sur le tropique du Capricorne, aux environs de Noël, les alizés portent au Sud. Tout se passe globalement comme si le vent cherchait à se diriger en permanence en direction de la position "latitude" du soleil.
Pourquoi cette inversion totale des vents…?
Toute l'explication du phénomène est une histoire d'absorption et de restitution de l'énergie que notre astre de lumière nous envoie. Conjuguée à la nature même du matériau qui reçoit cette énergie (terre ou mer), il va s'établir entre ces deux "supports", des échanges, des transferts ; toute l'explication est là.
Prenons l'exemple de notre hémisphère Nord.
Dès le printemps, et ce jusqu'à l'arrivée de l'été, le soleil apparent "monte" chaque jour un peu plus haut vers le Nord. Parvenu à la verticale de 23,3 degrés Nord, sur le tropique du Cancer, sa course "latitude" (Nord-Sud) s'interrompt au 21 juin pour redescendre vers l'équateur. Il continuera vers le Sud jusqu'à l'autre tropique, le Capricorne, qu'il atteindra le 21 décembre. On comprend aisément que, au fur et à mesure de son ascension apparente, il chauffe de plus en plus fort l'hémisphère Nord. Par ailleurs, ce "chauffage" concerne tout ce qui constitue le "sol" de la planète, les continents comme les océans. En pratique, c'est l'été qui s'installe chez nous. A la descente inversement, le soleil apparaît de plus en plus bas sur l'horizon. L'énergie que nous recevons diminue donc jusqu'en décembre. En plus de voir disparaître cette énergie pendant l'hiver, toute celle reçue et "engrangée" durant l'été est restituée, se perd, se diffuse petit à petit dans l'air ambiant. En se dispersant, cette perte calorifique augmente encore l'effet de froidure : c'est l'hiver. Le cycle ainsi créé s'observe sur une année… Six mois s'écoulent à recevoir et "emmagasiner" de l'énergie, suivi de six mois à la "perdre".
Premier point.
Cette fois, si on étudie le parcours du soleil sur 24 heures, sur sa course méridienne (Est-Ouest), eh bien on s'aperçoit qu'il se passe exactement la même chose… Le matin le soleil se lève, monte et se met à chauffer jusque dans l'après-midi, puis redescend pour se coucher le soir derrière l'horizon. L'énergie rayonnée augmente donc régulièrement pour passer par un maximum vers le milieu de journée et diminuer ensuite… La nuit s'installe et toute l'énergie reçue durant le jour se diffuse, se perd (pour simplifier le raisonnement, on fait abstraction des nuages ou autre élément perturbateur…). Si bien que l'on obtient un nouveau cycle de chauffage, sur 24 heures cette fois : 12 h. à "recevoir" de l'énergie, suivi de 12 h. à la "perdre". Vous avez bien compris, les deux phénomènes sont exactement identiques. Idem, oui, sauf que le premier est très long, il se déroule et sur une année (sur l'axe Nord-Sud). Le second est très court, il s'effectue sur une journée (axe Est-Ouest, cette fois).
C'était le deuxième point.
Avant de poursuivre, vous comprenez d'emblée que ces deux cycles vont se superposer, se mélanger, pour déclencher des phénomènes d'amplification, ou au contraire d'annulation ; de résonance dit-on en mathématiques…
Maintenant c'est là que les choses se compliquent un peu. Si le soleil bombarde les sols d'énergie durant le jour (les terres comme les mers), durant la nuit la planète va perdre cette énergie par diffusion. C'est cette déperdition calorifique qui créé le "froid" nocturne. De même sur le cycle annuel, l'énergie emmagasinée l'été, va être perdue durant l'hiver. Avec ces cycles, qu'il soit journalier ou annuel, apparaît une conséquence directe de l'alternance échauffement - refroidissement des sols : la création de "courants d'air", comme on dit si banalement. Ces déplacements de masse d'air, générés par ces deux cycles de "réchauffage" et de "refroidissement", sont les vents. Et là, il nous faut considérer deux cas distincts qui sont toute l'explication du phénomène de la mousson. En premier, ce qui se passe sur les continents et en second, sur les océans…
Premier cas les continents.
Si on regarde sur le sol ( là je parle uniquement des sols au sens de "matière solide" : terre, roche, sable, béton, forêt, route …enfin tout ce qui n'est pas de l'eau ) les sols donc se mettent à emmagasiner de la chaleur. Une grande partie de cette chaleur est absorbée par le "matériau" : la terre. Mais une autre partie, plus petite, est libérée et se met à s'élever dans l'air ambiant, qui lui est plus frais. Il se produit donc un "courant d'air" qui va du bas vers le haut et par là même, engendrer des "aspirations" sur les sols alentours pour remplacer cet air "évaporé". De grosses bulles d'air chaud se mettent à monter du sol. L'air frais environnant le remplace aussitôt. Le "vent" ainsi créé sur le sol vient combler la masse d'air "envolée", va se réchauffer au contact du sol puis à son tour va "monter"... Le cycle se poursuit tant que le soleil chauffe. C'est ce qu'on appelle la "convection", c'est elle qui fait naître les nuages ainsi que la brise de mer. Il est aisé de comprendre que la combinaisons de nos deux cycles "saison" et "heure" va donner toutes les combinaisons de temps, du plus chaud au plus froid ("été + mi-journée" le maximum d'énergie ; "hiver + milieu de nuit", le minimum). Ça c'était pour les continents.
Deuxième cas les océans.
Si on regarde cette fois sur les surfaces maritimes (ou toute surface constituée d'eau sous toutes ses formes : mer, lac, neige, glace…), eh bien là, on constate que l'énergie est absorbée de manière inverse. A savoir qu'une petite partie seulement de l'énergie est réellement absorbée par le "matériau" : l'eau. Et qu'en revanche, une très grande partie va être rayonnée, réfléchie par ces surfaces relativement "brillantes" (partiellement aussi à cause de sa faible densité). Les surfaces maritimes, donc l'eau en général, n'absorbent que peu d'énergie durant la phase de "réchauffage". Conséquence immédiate, il va apparaître une très grande différence de "stockage calorifique" entre la terre et la mer, (entre les continents et les océans). Ceci se vérifie aussi bien pour le cycle "journalier" que le cycle "annuel".
Quel va être le résultat de cette dissemblance ?
Eh bien, là où il y a peu de chaleur d'emmagasinée durant le jour (ou l'été), il y en aura peu à restituer durant la nuit (ou l'hiver). Inversement, là où il en est stocké beaucoup pendant le jour (ou l'été), il faudra restituer beaucoup pendant la nuit (ou l'hiver). Rappelez vous la similitude des phénomènes jour /été et nuit /hiver… La conséquence directe de cette "amorce", c'est qu'il va se créer une importante "convection" (élévation d'air chaud - on dit aussi instabilité) au-dessus des parties très énergétiques : les continents. Puis la matière ayant horreur du vide, l'air ambiant va chercher à combler les manques… La zone de "dépression" ainsi crée au dessus des continents va donc être suivie simultanément d'un "coup d'aspirateur" sur la surface de la planète, partout alentour. Les terres vont se mettre à aspirer l'air des zones voisines à plus faible énergie, donc provenant des mers et des océans. Elles se retrouvent de fait aussi, à plus forte pression. Le "vent" va donc se mettre à souffler tout naturellement des zones océaniques (où l'air reste frais et stable) vers les continents (où l'air est chaud et instable) durant les moments chauds, donc la mi-journée. Pour le cycle annuel, il en sera de même durant la "saison chaude", l'été.
Et la nuit ou bien l'hiver ? Vous allez dire…
Eh bien c'est le contraire qui se met en marche… Durant la nuit ou l'hiver, les sols, (les continents) ne reçoivent plus de chaleur mais ont une grande quantité d'énergie à restituer. Ils vont donc générer des flux d'air qui vont partir des surfaces chaudes et agitées : les terres (les continents) vers les surfaces plus "fraîches" et plus calmes que sont les mers (ou océans). En pratique, à la jonction de ces surfaces sols /mers, c'est à dire concrètement sur les côtes, il va se créer pour le cycle journalier un "vent de terre" durant la nuit et, on l'a déjà vu, une brise de mer en journée.. Pour le cycle annuel idem, il se crée un vent de terre, "la mousson sèche", durant l'hiver et une brise de mer, "la mousson humide", durant l'été.
Tout cela existe du simple fait, du passage du soleil au-dessus de nos têtes. Durant l'été, la mousson humide aspire un air issu de la surface océanique, puisé dans les basses couches des zones équatoriales (plus largement on dit "intertropicales"). C'est une masse d'air chaud, saturé d'humidité, transportant de grandes quantités de nuages dans lesquels sont noyés fréquemment les orages. Inversement, un vent de terre va s'établir durant l'hiver : c'est la mousson sèche. Elle aspire un air continental pur, sec et froid venant des pôles (appelé air "extra tropical"), souvent dépourvu de masses nuageuses. C'est cet air qui constitue nos fameux anticyclones et qui alimente les "fronts froids". Il provient lui de la très haute altitude, la tropopause si chère aux pilotes. La température de l'air à cet endroit est assez stable en température, entre -56° et -60° en moyenne. Cet air très sec, très froid et lourd se "vide" sur le sol de la planète par des sortes d'entonnoirs. Ces "distributeurs" d'air froid s'amorcent toujours sur les mêmes lieux géographiques. Ces endroits forment une "ceinture" tout autour de la terre aux environs des 30° de latitude (dans les deux hémisphères). Cette ceinture se concentre par endroits pour constituer les fameux "noyaux anticycloniques" (comme celui des Açores pour le plus proche de la France). Tous les déserts continentaux de notre planète (pour citer les plus grands : Sahara, Namibie, Gobi, Australie, Colorado, Ceara, Atacama, Rub Al-Khali, Taklamatan…) sont situés sous l'influence directe de l'un de ces vomitoires d'air froid et sec : ce sont nos fameux "anticyclones". Sur les surfaces océaniques, ces noyaux de forte pression (eh oui, cet air en tombant vers le sol augmente la pression ambiante du lieu), engendrent des zones maritimes particulières et rela-tivement calmes, un exemple concret près de chez nous : la Mer des Sargasses dans l'Atlantique, à l'Ouest des Açores.
Le passage annuel de la mousson sèche à la mousson humide (ou l'inverse) se fait en douceur comme celui de l'inversion journalière, brise de mer / brise de terre… Pendant ces périodes les phénomènes météos n'ont que peu d'amplitude. Les vents sont faibles et variables. Le plein milieu de la mousson humide est le solstice d'été, le 21 juin. Le milieu de la mousson sèche se situe vers le solstice d'hiver au 21 décembre. Cependant ces dates sont purement théoriques et données seulement pour la compréhension du phénomène. Car en pratique il existe un retard. Ce décalage est variable, de trois à cinq semaines sur le calendrier… Ceci est du à l'inertie des trains d'énergie et à la distance qui nous sépare du soleil (150 Millions de km). Si la lumière met un peu plus de 8 minutes pour parvenir sur la terre, à l'autre bout du spectre certains trains d'énergie basse fréquence mettent plus d'un mois pour nous atteindre. De plus le soleil lui-même génère des flux d'énergie qui varient d'intensité suivant certains cycles. Sur terre également, des éruptions volcaniques ou la pollution de l'air viennent troubler la régularité des phénomènes climatiques. C'est le domaine d'étude des prévisionnistes.
En pratique, ce phénomène de mousson, de "balancement saisonnier" pourrait passer inaperçu sur la planète... Enfin presque, excepté sur les continents qui offrent un changement "physique" radical à la transition terre /mer (ou mer /terre) dans le sens "méridien". Cela signifie en clair avoir une disposition des côtes continentales "parallèles à l'équateur" et offrir une inversion totale mer /terre (ou l'inverse). Si on observe une mappemonde, ce cas est typique en Inde où le soleil passe l'été sur le continent, puis l'hiver sur l'océan (Indien). C'est le cas en Afrique occidentale, le soleil passe du Sahel l'été au golfe de Guinée l'hiver. C'est le cas en Péninsule Arabique où le soleil passe du désert (Rub Al-Khali) à l'océan Indien. C'est encore le cas aux Etats-Unis entre le golfe du Mexique et les Etats du Sud (Texas, Louisiane, Mississippi, Alabama). Du Bassin amazonien (Brésil Nord) avec l'Atlantique Nord. Du Nord de l'Australie (Terre d'Arnhem) avec les mers d'Arafura et Timor. C'est même le cas en France sur la côte méditerranéenne, en moindre. Tous ces lieux du monde sont assujettis à la mousson et souvent méconnus comme tel.
Dernière précision, pour la même raison, une côte qui offre une transition "journalière" à la course du soleil cette fois, c'est à dire qui à une frange littorale parallèle aux méridiens (cas de la façade atlantique de la France, le soleil se lève sur terre et se couche sur mer) eh bien c'est l'alternance brise de terre (la nuit) / brise de mer (le jour) qui sera très marquée, surtout l'été !
Ce mot mousson est le plus souvent synonyme des Indes. Eh bien non, pas seulement ! Elle est engendrée à divers degrés de puissance en fonction de la nature même des sols qui sont touchés par ce basculement solaire annuel terre /mer et inverse… Si les sols sont surtout constitués de forêts, marécages, roches, terres sombres, donc des matériaux particulièrement réceptifs à la chaleur, la mousson sera très nette. A contrario des sols clairs, dénudés ou bien des déserts beaucoup plus rayonnants donc moins récepteurs, engendreront une mousson plus faible.
A bord de Kerguelen, pendant que cette mousson passe sur nos têtes, nous l'observons et tentons de la comprendre.
Voilà comment s'accomplit ce phénomène climatique si particulier. C'est dans l'Océan Indien que ses effets sont le plus marquant, c'est vrai ! En Asie du Sud-est, l'été de l'hémisphère Nord, les vents viennent de la mer, puisent leur énergie dans la fameuse ZIC (ZIC : Zone Intertropicale de Convergence, le "pot au noir" des marins)…C'est la mousson humide. Ces vents de Sud-ouest amènent des pluies torrentielles et de violents orages. Ils forment à leur tour en s'agglomérant les cyclones. C'est dans cette ZIC que sont générées plus de 90 % des masses nuageuses de la planète. Cette zone se déplace d'un tropique à l'autre en suivant le cycle annuel du soleil. C'est elle qui alimente la "mauvaise" mousson, celle des tempêtes !
Toujours pour l'endroit qui nous concerne, le Sud-est asiatique, en hiver les vents proviennent de terre, du Nord-est. Venant des hautes montagnes chinoises, de l'Himalaya. Ces vents dominants puissants et glacés sont alimentés par l'anticyclone de Sibérie, centré lui sur le Sud de la Mongolie et la Chine. Dans ces conditions on comprend que la mousson en Asie soit puissante car la réserve d'énergie de ce continent très montagneux est considérable. En Inde, au pied des montagnes, les écarts de température, (on dit le gradient) entre l'été et l'hiver peut être extrême. Il en est de même entre le jour et la nuit. Ceci est encore une marque typique de la mousson.
Voilà, pendant que passe le front de mousson, l'équipage du Kerguelen en profite aussi pour étudier la région, les curiosités géographiques, préparer les futures expéditions… Prochaine visite : la baie de Ao Phang Nga. Ce haut lieu du tourisme thaïlandais, près de Phuket, fera l'objet de notre prochain visa. Avec ou sans la mousson, Kerguelen trouvera toujours un abri pour se protéger dans ce dédale d'îles et d'îlots magnifiques. Ici en plus, pas de crainte météo, les cyclones ne traversent pas le détroit de Malacca. Ils passent plus au large, vers les îles Andaman et vont se perdrent au fond du golfe du Bengale. Autre avantage, durant la mousson humide, les périodes de beau temps alternent fréquemment avec les épisodes pluvieux. Beaucoup mieux encore, durant cette "saison des pluies", cette fameuse mousson, le flot touristique est à son plus bas niveau tant en Thaïlande qu'en Malaisie. C'est donc vraiment le moment de profiter de cette "tranquillité"…
…Ah quelle aubaine, quand passe la mousson !
http://www.ilesdepaix.org/sud/auton/kalakad/mousson.html Site décrivant d'une manière simple et très visuelle le phénomène de la mousson dans le monde.
http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier590-1.php Site parlant de la mousson africaine en particulier....
http://www.meteofrance.com/FR/actus/dossier/archives/mousson/dos.htm Site de Meteo France décrivant le phénomène de la mousson.
Suite du TOME II...Chapitre 223...
Photo de Kerguelen dans les glaces près du Cap Horn...
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