Le Trésor Des Kerguelen

Chapitre 114 - Planque à Palm Island

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Chapitre 114


PLANQUE A PALM ISLAND

 

 

     La saison des cyclones s'achève sur les îles Caraïbes. La "petite saison des grandes pluies" va prendre le relais de la "grande saison des petites pluies" ! La formule locale est cocasse, certes, mais elle n'en est pas moins exacte.


     Nous flânons comme à l'accoutumée d'un mouillage à l'autre sans souci des jours qui passent. Quand on habite sur son bateau, on se préoccupe bien davantage des prévisions météo que des futilités politiciennes, des problèmes de sondages statistiques ou, pire encore, des affaires d'État. Pourtant les îles parmi lesquelles nous naviguons sont toutes des états indépendants, donc autant de gouvernements différents. La sagesse voudrait que nous écoutions au moins les informations concernant les îles où nous nous trouvons. Mais ces îles sont si petites... il ne s'y passe rien ! Et puis, si un problème particulier survenait, on se dit qu'il nous suffirait de faire un saut de côté pour se retrouver sur une autre île. Cependant... Ce n'est peut-être pas toujours aussi évident...


     Les îles des Grenadines se succèdent de mille en mille. Elles sont toutes plus jolies les unes que les autres. Chacune possède sa pincée de charme, son pittoresque qui ponctue les escales d'intérêts nuancés. Béquia (se prononce Békoué ) avec ses fiers pêcheurs de baleine (qui ne pêchent plus la baleine !) sur laquelle on rencontre encore quelques vestiges de cette grande activité passée... Petit Névis... Baliceaux... Moustique avec, échouée sur son linceul de corail, la grande carcasse à peine défigurée du paquebot "ANTILLES"... Canouan... Mayero... Les Tobago Cayes, petits îlots réputés pour leurs immenses récifs de coraux et leurs poissons aux couleurs magnifiques...


     Nous arrivons dans l'archipel des îlots rattachés à l'île de Grenade : Cariacou, Saline, Frégate, Bonaparte et Ronde, la petite dernière avant Grenade. Ce sera notre dernière escale avant d'affronter l'océan. Deux semaines de navigation nous emmèneront ensuite jusqu'à la Guyane, prochaine terre d'accueil pour Kerguelen et son équipage familial...


     Nous sommes à l'ancre sous le vent de l'île Ronde.


     C'est un tout petit îlot désert. Seuls les pêcheurs de la région viennent de temps en temps y faire la sieste pendant les heures les plus chaudes de la journée. Parfois aussi ils viennent poser leurs sennes dans la baie principale. D'ordinaire ils œuvrent près des "Sisters", amas rocheux proches de l'île. Sur le tombant du plateau ils pêchent à "la palangrotte" le vivaneau et le capitaine, passant ainsi de nombreuses heures assis dans leurs "gommiers" (à l'origine, embarcation creusée dans un tronc de...).


     Sur notre "île de Robinson", notre activité se résume en trois mots: bateau, repos, dodo... Par analogie à la célèbre formule parisienne... mais la nôtre n'a vraiment rien de stressant. J'ai habité quelque temps à Paris, mais "Louis Blanc", le 10ième sont bien loin maintenant... A l'occasion de retours en France, nous aimons bien faire un petit tour de quelques jours dans notre capitale, mais pour le plaisir seulement ! C'est très différent de la contrainte du "boulot"...


     Avant de quitter les îles françaises de la Guadeloupe et de la Martinique, nous avons, comme d'habitude, glané auprès des navigateurs de rencontre le maximum de renseignements sur les futures escales que nous avons programmées. Cela nous évite de commettre des bourdes et nous permet très souvent de gagner du temps, voire même de l'argent... Il n'est pas mauvais de connaître les habitudes locales, les coutumes... Pour un navigateur hauturier il est toujours utile de collectionner les bons tuyaux, les astuces qui faciliteront sa route. Dans ce domaine, il y aurait un catalogue à tenir à jour entre les types de bouteilles de gaz, les adresses des shipchandlers, les concessionnaires motoristes, les stations de gonflage des blocs de plongée... La liste est longue. Et pourquoi pas aussi : les mouillages à éviter (ça existe !), les restos sympas (ça existe aussi !), les célébrités du coin, les visites à ne pas manquer, bref tout ce qui peut être utile à un navigateur chemin faisant...

 


     A la fin de cette saison estivale, c'était la situation politique de l'île de Grenade qui défrayait la chronique sur les ondes de "Radio cocotier"…


     Depuis l'accession au pouvoir de Maurice Bishop, en 1979, les hypothèses les plus délirantes alimentaient régulièrement l'actualité locale... Les Cubains occuperaient l'île... Les Russes seraient en train de construire une base sous-marine ultra secrète(!) dans le Sud de l'île, à Port Egmond exactement (les confidences sont toujours détaillées !). Et enfin les Libyens commenceraient à installer une base aérienne ultramoderne à la Pointe Saline... Bref, tout cela nous semble être le refrain d'une chanson quelque peu usée, tout juste bon pour servir de scénario aux héros style James Bond ou San Antonio !


     Malgré ces bruits alarmistes nous sommes donc venus faire connaissance avec l'archipel de Grenade. Ce genre de conjectures nous laisse assez indifférents... La philosophie du bord est beaucoup plus proche de Dame Nature et nos pensées sont tellement loin de la guerre des étoiles...


     En partant à la pêche je lance à la ronde la question rituelle

     - Qu'est-ce que vous voulez manger aujourd'hui ? Poissons ou crustacés ?

     - Du poisson ! Y'en a marre des langoustes.


     C'est Moïse qui a répondu le premier. Invariablement, quand on pose la question à ce petit bonhomme, la réponse est : poisson. Il faut dire que des langoustes, au cours de ces deux dernières années, nous en avons mangé, soupé, déjeuné, abusé... qu'elles soient "brésiliennes" ou "royales"! C'est par commodité, il faut le reconnaître, que nous pêchons plus volontiers les bestioles caparaçonnées. Elles sont tellement plus faciles à tirer que le joli mérou tacheté qui détale à la moindre alerte et va se cacher à quinze mètres de profondeur…

     - Bon, je vais essayer de vous ramener des pagres ou peut-être des cardinaux... A tout à l'heure…


     Voilà la véritable philosophie du moment à bord de Kerguelen : bassement existentielle.


     Nous sommes déjà début octobre.


     Depuis deux ou trois jours il semble y avoir un remue-ménage inhabituel dans les îles autour de nous... On a l'impression que des militaires sont en manœuvre dans les parages. Enfin, bon, un militaire, ça joue à la guerre, c'est normal ! C'est un pur hasard si leur patrie, ici, s'appelle "Grenade"... Ils sont payés pour ça, après tout !


     Si, en mauvais citoyen du monde, l'actualité politique ne nous passionne pas, marins avant tout, l'actualité maritime retient quant à elle toute notre attention. Nous suivons donc avec application les bulletins météo et les Avurnav (AVis URgents aux NAVigateurs). C'est ainsi que nous recevons une information de la station radio du Lamentin, en Martinique, qui nous intéresse directement. On apprend que : "Le tir Ariane L07, prévu à Kourou pour ces jours-ci, est reporté d'une semaine." Nous partions justement pour la Guyane. Cela n'arrange pas notre planning car notre départ était programmé de manière à arriver juste après le tir de la fusée, en comptant une semaine et demie de navigation. Maintenant, avec ce report, nous devons nous aussi repousser notre appareillage pour ne pas risquer d'arriver juste le jour du tir. La veille et le jour même du lancement une zone d'un rayon de 300 milles marins autour de la base de Kourou est interdite à toute navigation. Nous n'avons pas prévu de faire escale au Suriname, aussi n'avons nous pas demandé les visas adéquats. Il ne nous resterait donc plus qu'à attendre au large, ce qui n'est pas bien drôle. La conclusion qui s'impose est simple : nous attendons ici en continuant nos flâneries Caraïbes !


     Une petite semaine passe donc à goûter les plaisirs d'une maison flottante installée au milieu des coraux. Nous sommes discrets et tranquilles au possible, toujours dans ce joli mouillage de l'île Ronde. Mais notre instinct nous laisse pressentir quelque chose...


     Sur la côte Nord de Grenade, il nous semble voir à la jumelle des mouvements de troupes... Depuis notre confrontation avec les canonniers portoricains, nous nous méfions... L'artillerie reste toujours l'artillerie, quelle que soit la couleur de l'étendard...! Et cette fois nous nous sentons d'autant plus mal à l'aise que nous n'avons pas encore effectué nos formalités d'immigration... C'est vrai que nous ne sommes pas encore sur l'île principale de Grenade, mais, venant du Nord, nous aurions pu (ou plus exactement nous aurions dû…) les effectuer à Cariacou, la première île de l'archipel. En arrivant à Cariacou, au lieu d'atterrir directement sur le village principal de Hillboroughts, nous avons filé subrepticement dans une petite anse du Sud : Tyrrel Bay. Celle-ci nous paraissait tellement plus accueillante que la baie devant la ville qui est bruyante, encombrée, et dont l'eau est trouble. Et puis aussi, n'ayons pas peur de le dire, cela nous faisait économiser une poignée de dollars. Car nous y sommes arrivés un vendredi soir, donc en "over time". En clair, cela se traduit par le doublement des taxes à payer. Cet "over time" se situe miraculeusement (pour le préposé !) en dehors des heures d'ouverture régulière qui sont : entre dix heures quarante-cinq et onze heures moins le quart. (J'emprunte la formule, exagérée, mais pas si innocente, à notre cher Coluche national !) Cette pratique est très lucrative pour arrondir les fins de mois de ces messieurs les fonctionnaires.


     À force d'effectuer des "entrées" et des "sorties" dans divers pays nous avons pu établir les corollaires suivants :


     Moins le pays est évolué, plus il y a de gradés dans les bureaux. Curieux, n'est-ce pas ? Attendez, ce n'est pas fini… Plus le pays est pauvre plus les uniformes sont chics, rutilants de galons dorés et de fioritures, à faire pâlir de jalousie nos hussards de la Garde Républicaine ! Enfin plus le pays est insignifiant sur la planète, plus il vous faut de papiers pour prouver votre identité, votre provenance, fournir un rôle d'équipage, un état des vivres périssables, quand ce n'est pas un inventaire complet du "bâtiment" ! L'ensemble des opérations se concluant par un pourboire (c'est plus noble que "pot-de-vin"!) qui varie suivant le jour, l'heure de la marée, la position des planètes, la longueur des cheveux du capitaine, la profession de son épouse et l'âge des enfants... Mais de toutes les manières le "cadeau" est toujours, doit toujours, être à la hauteur de l'uniforme de celui qui représente l'État en question devant l'étranger que vous êtes.


     Bref, plus le pays est culturellement et socialement avancé, plus ces formalités sont simples, rapides et peu coûteuses.


     Toutefois, si vous avez eu la bonne idée de vous faire fabriquer un sceau au nom de votre bâtiment, alors là vous passez illico au grade d'armateur. Tous vos problèmes de paperasserie se résoudront en un instant !


     L'effet est miraculeux, quasi garanti.


     Pour Kerguelen nous avons réalisé un tampon sur lequel deux rameaux d'olivier se croisent autour d'une ancre marine. C'est assez banal mais ça fait très marin, latin, et aussi nature... Aussi futile et ridicule que cela paraisse, il faut reconnaître que, dans les pays fanatiques du tampon en tout genre, ce sceau apposé à côté du paraphe du capitaine nous a ouvert bien des portes... Si, en plus, vous disposez d'une machine à écrire ou, encore mieux, d'un ordinateur avec imprimante, vous êtes le magnat des armements maritimes... Bien des difficultés s'effaceront à la vue d'un rôle d'équipage digne du paquebot France (pardon, je voulais dire du Norway... ). Lorsque vous tombez sur des fonctionnaires un peu récalcitrants il reste encore le recours aux logos internationaux. N'ayons pas peur de faire appel aux institutions les plus respectables et les plus respectées. En Afrique c'est un vieux diplôme de reconnaissance de la Croix Rouge qui nous a sauvés d'une situation inextricable. L'agent du service de santé n'était pas satisfait de nos carnets internationaux de vaccination, pourtant en parfait état de validité... Il y manquait quelque chose, mais n'avons jamais compris quoi ! La vue du diplôme transforma instantanément la situation... Ah, bien, c'était justement celui-là qui manquait…? Est-ce la couleur jaune du fameux diplôme qui a impressionné l'homme en uniforme ? Est-ce la couleur rouge du tampon ? Est-ce le nom magnifiquement calligraphié en noir par un artiste ignoré ? Nous ne saurons jamais, mais l'effet fut immédiat et salutaire, comme cette noble institution !


     Les voix des seigneurs de la formalité sont impénétrables...


     C'est pour ces raisons que nous avons une certaine aversion pour toutes ces démarches. Bien souvent je ne suis pas du tout convaincu de leur réelle utilité. Une seule chose est certaine c'est qu'elles sont contraignantes, et parfois, même, surprenantes... Pour clore cette parenthèse sur les formalités voici deux exemples extrêmes que nous avons vécus... A Punta del Este, en Uruguay, il nous a fallu 12 minutes, montre en main, pour faire les quatre services traditionnels d'une entrée sur un territoire : douane, police, santé et port. Le tout effectué gratuitement, avec le sourire et un accueil des plus chaleureux. Pour le même service à Natal, au Brésil, alors que nous étions déjà sur le territoire douanier depuis plusieurs mois, il nous faudra une semaine complète. Vous verrez un peu plus loin (cf. Chapitres 32 et 33 ) les agréments qui accompagnèrent cette "banale" formalité...!


     Mais revenons à Grenade, ou plus exactement à l'île Ronde, où nous sommes toujours en train d'attendre que la belle Ariane L07 s'envole de Kourou...




     La chronologie des événements qui vont suivre est historique. A l'instant où nous les vivons, nous ne le savons pas encore, bien sûr. Tout va s'enchaîner très vite et précipiter notre départ, ou plutôt notre fuite, jusqu'à Saint-Vincent.


     Nous sommes le 13 octobre. Un coup d'état éclate à Saint George's, la capitale de Grenade et l'île toute entière s'embrase dans les heures qui suivent... Le lendemain, le président Bishop est renversé ; la situation dans l'île est confuse. On ne sait pas qui se bat et pourquoi... Mais des combats font rage, il y a des blessés, des morts...


     Au début, ce qui a attiré notre attention et nous a fortement étonnés ce sont les incendies dans les champs de canne à sucre, sur la côte Nord. Bizarre... ce n'est pas la saison de la coupe... En effet les agriculteurs commencent par incendier les champs pour faciliter la coupe et y détruire toutes les bestioles qui piquent, qui mordent... Mais là, ce n'est plus cela du tout. La fumée est épaisse, noire. Les informations sont contradictoires suivant que l'on écoute Radio Saint-Vincent, Sainte-Lucie ou encore La Martinique. Une certitude pour nous, c'est que nous sommes dans le champ d'action des belligérants. Nous entendons des tirs d'armes automatiques, des explosions...


     Cela veut dire que les événements deviennent sérieux... Certaines radios annoncent une action d'envergure de la part des Russes, des Américains... On nage en plein délire... Vu la tournure des faits, ça commence vraiment à sentir le roussi pour nous. Il serait temps pour Kerguelen et son équipage de disparaître du coin...


     A la nuit tombante, nous décidons de déguerpir. C'est au moteur, sans établir un seul centimètre carré de voilure, que Kerguelen glisse en catimini dans la nuit noire. Des patrouilleurs longent la côte et le faisceau de leurs projecteurs illumine les falaises et les criques...


     Une chance pour nous, le bateau est noir, les mâts sont noirs. Sans voile, le ketch est pratiquement invisible. Nous longeons les rochers à raser les cailloux pour que les échos radars éventuels se confondent au relief. Nous ne sommes pas du tout rassurés d'avoir à naviguer dans le noir le plus complet entre les nombreux rochers de cette zone.


     Au milieu de la nuit nous atteignons un petit îlot, 15 nautiques plus au Nord, c'est Palm Island. Il s'agit d'un îlot minuscule caché derrière l'île d'Union. Installés là, nous avons l'impression d'être devenu des réfugiés, nous n'osons plus bouger. Le lendemain, le 18, nous apprenons avec un grand soulagement que le tir Ariane LO7 a enfin eu lieu. Nous en oublions un moment notre condition de fuyards. C'est un immense succès commercial aux dires des chroniqueurs. En effet, pour la première fois, un satellite américain (Intelsat VF8) est mis en orbite par une fusée qui n'est pas américaine mais européenne. Cette nouvelle vient décoiffer, pour nous Français, les polémiques politiciennes des affaires d'Etat de la Grenade...


     Cela fait quatre jours que nous faisons le mort derrière notre petite planque. Ce petit îlet privé de Palm Island est la propriété privée de la famille Cadwell. Ils y accueillent des touristes en petit nombre, fortunés, avides de tranquillité et de plongées exceptionnelles. L'endroit nous paraît si beau que nous décidons de nous y attarder malgré les événements. Nous sommes quand même en sécurité maintenant.


     Toute la journée du 25 des avions gros porteurs, des bateaux de guerre et un porte-avions, semble-t-il, sillonnent les environs dans l'Ouest de Grenade... Une bataille d'envergure se déroule sous nos yeux... Les américains débarquent à Grenade en ratissant tout ce qui porte un uniforme ou une arme... L'Opération "Urgent Fury" est engagée nous annoncent les radios internationales... Rapidement, dès le 29 octobre, tout est classé, rentré dans le rang disent les militaires. Les armes se sont tues. Le bruit du vent revient dans les champs de muscadiers et les cocoteraies autour de cette belle Grenade.


     Deux jours plus tard, alors que nous sommes à Saint-Vincent pour effectuer nos formalités de sortie et d'adieu à la Caraïbe, nous connaîtrons les détails de ces événements qui ont ensang-lanté l'île. L'enjeu était beaucoup plus important qu'on l'a dit sur les ondes... On ne saura jamais vraiment le fond de la mise... Les grandes puissances s'affrontent, se testent, sur leurs terrains de jeu privilégié...


     Vive l'Océan, ses vents et sa Liberté !


     C'est le seul " Pays " qui ne possède pas de frontières. Nous sommes vraiment fiers d'y habiter.


     Un an plus tard, en octobre 1984, presque jour pour jour après les événements Bishop, l'aéroport international de la Pointe Saline est inauguré en grandes pompes... Il aura fait couler beaucoup d'encre, et de sang aussi, malheureusement.


     Nous, nous n'avons pas pu goûter aux noix de muscade de Grenade …puisque nous sommes restés planquer au dehors, à Palm Island ! Cette production fait la fierté de ses habitants. Ils en sont les premiers producteurs mondiaux...


     Adieu Grenade, nous reviendrons peut-être te saluer une autre fois, mais un jour de calme ! La route est longue vers la Guyane, une autre aventure nous attend : celle de la grande forêt.


Suite du livre... Chapitre 115...

 

Photo de Kerguelen dans les glaces près du Cap Horn...

 

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Article ajouté le 2005-11-18 , consulté 3450 fois

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