Le Trésor Des Kerguelen

Chapitre 210 - Les Claquettes d'Haïshan

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Chapitre 210


LES CLAQUETTES D'HAISHAN

 

 


     Cela fait déjà trois mois que nous parcourons cet immense pays, l'Australie… Les sites dignes de visite ne manquent pas. Nous sommes basés dans la grande banlieue Nord de Brisbane , à Redcliff exactement, pour explorer ce grand pays. Mais le temps et les saisons imposent certaines rigueurs au marin ; les visas touristiques également dictent leur timing …




Il nous faut déjà quitter ce magnifique continent austral…


     Nous nous apprêtons une fois de plus à repartir en navigation au large, vers la Nouvelle Calédonie exactement. Ce n'est pas une bien grande traversée : la mer de Corail à cet endroit, fait 850 milles de large. Mais, comme à l'habitude, il faut tout ranger soigneusement sur le bateau, tout " saisir " comme on dit dans la marine à voile… La mer du large reste la haute mer ! Marie-Claude est penchée sur les équipets de rangements sur le pont de pêche arrière quand tout à coup elle s'écrie :

     - J'ai retrouvé les claquettes d'Haïshan, j'ai retrouvé les cla-quettes d'Haïshan, eh bien ça alors… !

      - Maintenant elle est bien loin, lui rétorquai-je aussitôt, elle ne reviendra pas les chercher, c'est certain : le Japon, ce n'est pas la porte d'à côté. C'est Nanou qui va être contente de les retrouver !


Cette conclusion me paraît d'une logique, sans appel.


     Voilà, l'affaire est classée et nous poursuivons le rangement, comme si rien ne s'était passé. Pourtant, une drôle d'aventure, extraordinaire, s'est déroulée ici, à Brisbane, près de l'île de Moreton. C'était sur les épaves de Tangalooma, il y a tout juste trois mois lors de notre arrivée… Le jaune fluorescent des claquettes d'Haïshan nous rappelle ce souvenir émouvant…



     Petit retour en arrière pour comprendre et savourer ce qui s'est réellement passé autour du Kerguelen et des épaves de Tangalooma, sur la Gold Coast australienne, en ce mois de mars 2001…

 



     Voici déjà une semaine que nous sommes arrivés à Brisbane, venant de Nouméa. On ne se lasse pas de ce petit coin de paradis. La baie de Brisbane est fermée du large par plusieurs îles disposées toutes en chapelet dont la plus grande est : Moreton island. Avec l'île Fraser, située encore plus au Nord, ce sont les derniers abris naturels, en prolongement de la Grande Barrière de corail. Ces récifs et îlots protègent toute la côte Nord-Est de l'Australie tropicale sur près de 2000 kilomètres. Un must pour les plaisanciers et le tourisme traditionnel.


     Après avoir fait nos formalités d'entrée, à Dockside Marina, nous avons voulu revenir aussitôt mouiller près de cette île que nous avons longée en rentrant vers la Brisbane River… Nous avions remarqué, en arrivant, ces énormes dragues désaffectées et coulées sur un banc de sable. Les unes derrière les autres, elles semblaient constituer un bon abri flanquées tout contre l'île de Moreton à l'intérieur même de la baie. C'est bien vrai, maintenant que nous y sommes, cet endroit est un joli coin sympa et bien protégé comme nous les aimons. Un mouillage tranquille avec de l'eau claire et chaude, des épaves à explorer, de grandes dunes juste à coté pour s'initier à la glisse. Une forêt de pins et d'eucalyptus couvre l'île pour y faire de belles promenades. Tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment. Un coin de rêve pour tout "voileux" qui se respecte.


Voilà, nous sommes là, à profiter de la vie qui passe tout simplement.


     Mais aujourd'hui, n'est pas un jour comme les autres. Depuis ce matin, de nombreux bateaux, vedettes et voiliers de tout poil arrivent de tous azimuts, depuis les marinas de Brisbane et de ses environs. Il faut dire qu'il y en a une bonne vingtaine autour de cette grande métropole de la Gold Coast australienne. C'est en regardant le calendrier que nous comprenons la chose : c'est le week-end. Alors le samedi matin, bien évidemment tous les plaisanciers de la côte affluent dans les mouillages de la baie de Moreton. Le mois de mars marque la fin de l'été ici. En plus des bateaux de particuliers, plusieurs ferries arrivent du continent et envahissent en grappes le quai de l'île juste devant le village. Le remplissage du mouillage passe à son comble lorsque qu'une grosse barge arrive droit sur nous et vient beacher juste à l'extrémité des épaves de Tangalooma. On la regarde manœuvrer  au millimètre près, derrière la dernière ferraille et se positionner sans aucune hésitation. Une douzaine de véhicules 4X4 en descendent et partent aussitôt à l'assaut des dunes et des pistes avoisinantes. Nous en sommes estomaqués car depuis le début de la semaine, nous étions absolument seuls et l'unique bateau dans ce mouillage !


     Bon, il va falloir composer avec tout ce monde, finissons-nous par nous dire intérieurement.


     Mais la journée est loin d'être reposante, Les 4X4 tout-terrains passent sans cesse sur la grève, qui fait office de piste routière à marée basse. Dans le mouillage, les jets skis et les annexes tournent en rond inlassablement, traînant leurs " savonnettes " ou leurs " boudins " chargés de joyeux drilles hurlants… Non, décidément les week-end à Moreton Island ne sont pas faits pour les "tour-du-mondistes" en quête de nature et desolitude ! Le lendemain dimanche, se présente rapidement sous les mêmes auspices. Nous décidons alors de prendre l'air en partant à pied sur la piste qui traverse l'île de part en part. Sept kilomètres aller, autant au retour, pour aller admirer les énormes rouleaux qui brisent sur la côte au vent de l'île Moreton. La grande houle du Pacifique Sud fait de cette Gold Coast australienne, le paradis des glisseurs. Toute la côte ici s'appelle Surfer Paradise, c'est dire !


     Nous entamons une promenade épuisante car il faut marcher dans du sable mou qui fuit sous les pieds à chaque pas. A l'intérieur de l'île, au milieu des collines couvertes de pins et d'eucalyptus, c'est encore plus pénible : pas un souffle d'air pour nous rafraîchir ! Mais le soir en rentrant au bateau, malgré les mollets durcis par ce raid, quelle satisfaction d'avoir passé la journée au cœur de la nature. Pendant les pauses nous avons pu observer des aigles pêcheurs faisant leurs nids dans les cimes d'arbres morts. Aperçu aussi des dingos, (grands chiens sauvages d'Australie, couleur jaune vif) qui nous observaient de loin dans les fougères arborescentes…


     Cette fois, la journée est une vraie journée faite de découvertes et de rencontres aussi. Sur la plage, nous avons fait connaissance avec une famille australienne de Brisbane venue visiter l'île classée parc naturel dans les guides de voyage. Sur le chemin du retour, à mi-parcours ils nous retrouvent et insistent pour nous prendre à bord de leur 4X4 tout-terrain. C'est vrai que cela nous permet de rentrer avant la nuit, retrouver notre annexe au pied de la dune et rentrer à bord du Kerguelen avant les orages du soir, fréquents à cette période. Ce dimanche fut vraiment une belle journée, mais hors du tumulte du mouillage.


     Le lundi matin, en ce 19 mars 2001, le plan d'eau retrouve sa tranquillité habituelle. Mais ce jour est bien particulier aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Marie-Claude et pas n'importe lequel puisque c'est le cinquantième. Alors pour fêter dignement cet évènement singulier, nous décidons de nous offrir le restaurant au Tangalooma Resort. C'est du genre "chic", mais une fois n'est pas coutume, on se fait un petit extra !


     Dans le milieu de la matinée une barque de location est arrivée et a jeté l'ancre près de Kerguelen. Leurs occupantes, quatre jeunes femmes, japonaises à première vue, se sont tout de suite mises à l'eau pour aller faire du snorkelling dans les épaves, un lieu exceptionnel de poissons multicolores… Ça, ce sont des gens comme on les aime : tranquilles et discrets. On oublie vite nos voisines touristes et bientôt arrive l'heure de partir au restaurant. Anne, Clo et moi sautons dans l'annexe et hop, nous voici propulser vers la plage pour débarquer. En arrivant près du bord, une paire de claquettes flotte derrière nous, poussée par le courant. Cette trouvaille nous fait rire aux éclats, car elles sont d'un jaune vif, bonbon fluorescent. Nous pensons immédiatement à nos voisines les filles de la barque qui ont sans doute égaré leurs tongues …doublement japonaises. Pourtant elles se voient bien… Nous attrapons les claquettes, les jetons sur la plage et oublions vite l'incident. Mais à peine avons nous mis pied à terre que nous entendons des bruits bizarres comme des coups portés sur une caisse. Regards alentours et là, je comprends de suite la situation et il y a urgence : les claquettes, c'est un appel ! Il s'agit bien d'un message "au secours". L'une des filles est agrippée à la barque en aluminium, et tape sur la coque du poing… Une autre gesticule dans l'eau à mi-distance de la première drague… Les deux autres font de grands signes désespérés près des ferrailles rouillées de la dernière épave…

     -"Vite, dis-je à Cloclo, attendez-moi ici, je vais les récupérer, elles se sont fait piéger par le courant"…


     Je remets l'annexe à l'eau et saute dedans illico en poussant le moteur à fond pour contrer le courant qui atteint bien 2 nœuds maintenant. Je fonce droit sur leur "plate en alu" toujours mouillée près de notre voilier… La dernière femme encore accrochée à la barque est en train de paniquer. La deuxième est repartie dans le courant, je ne la vois plus. Il y a vraiment urgence… En arrivant à sa hauteur, elle se jette littéralement sur l'annexe. Je dois en catastrophe couper le contact du moteur afin qu'elle ne soit pas blessée par l'hélice du hors-bord. Repartant aussitôt en arrière dans le courant j'attrape in extremis le bord de leur plate et réussi à m'y amarrer. Ouf ! Mais là, les choses se compliquent… Haïshan, c'est son nom qu'elle a réussi à me balbutier en suffoquant, est épuisée. Elle n'arrive pas à se hisser à bord de leur petit bateau qui bascule et embarque de l'eau à chaque tentative… Ces plates en alu, sont très légères et instables. Si on se met à l'eau facilement en se laissant tomber…, il n'en va de même, quand il s'agit de remonter à bord, surtout lorsqu'on est fatigué ou pire, paniqué ! Haïshan est toute pâle, me suppliant du regard… Je l'attrape alors par un bras, puis les deux… La fille ainsi rassurée, mais aussi complètement épuisée, se laisse aussitôt couler… C'est moi maintenant qui commence à paniquer car elle m'entraîne aussi par-dessus bord… Je m'agrippe en catastrophe… Je suis surpris par sa taille et son poids, elle doit bien mesurer 1,80 m. et peser dans les 60 kilos, j'en suis abasourdi d'être incapable de la sortir de ce mauvais pas. Finalement je trouve la solution en me mettant à cheval sur les deux bateaux rapprochés et en lui tenant les bras coincés sur les francs-bords des deux youyous. Je lui fais mal ainsi, c'est certain mais je ne peux faire autrement… Elle récupère un petit moment. Puis, dans un ultime effort je l'attrape par une jambe et la bascule à bord d'un coup ! Déséquilibré une nouvelle fois je m'écroule avec elle dans le fond de notre annexe. Haïshan est en bikini, moi en "belle tenue de ville pour le restaurant", mais trempé comme une soupe et ridicule maintenant !


     Aussitôt, me sentant plutôt gêné de cette situation cavalière, j'essaie de me dégager d'elle mais Haïshan, en larmes, s'agrippe à moi de toutes ses forces. Elle me tire par les vêtements et me serre contre elle en m'embrassant. C'est sa manière à elle de me remercier sans dire un mot, me dis-je tout bas ! J'en suis tout ému… Après avoir récupéré un peu, elle m'explique (en anglais car je ne parle pas le Japonais !) qu'elles sont toutes les quatre copines et collègues de travail. Elles sont venues passer une semaine de vacances à Brisbane, par ailleurs la seule semaine de vacances qu'elles ont dans toute l'année. Je lui propose alors de relever leur mouillage, prendre la plate à la traîne et de faire le tour des épaves pour retrouver ses copines. Ce qui fut fait sans perdre un instant.


     Nous retrouvons Zumi, sa première copine. Elle est agrippée à un morceau de ferraille au milieu des épaves. Haïshan me présente mais n'arrive pas à prononcer "Rémy", alors je suis "le monsieur du bateau noir"… Zumi monte toute tremblotante dans la plate en remorque, les mains et les pieds sanguinolents, tailladés par les coraux qui recouvrent les épaves. Mais pour les deux autres : pas de trace, elles restent introuvables. Je décide alors de gagner la berge car la dérive est forte. Il sera aussi plus aisé de rechercher en montant un peu dans la dune, proche, pour observer le plan d'eau de plus haut. Elles aussi d'ailleurs, ne pensent plus qu'à une seule chose : sortir de l'eau, débarquer de cette maudite embarcation…


     Nous voici tous les trois mettant pied à terre et là, bonne surprise, Haïshan et Zumi reconnaissent immédiatement leurs deux autres copines qui reviennent à pied par la grève. Elles avaient été entraînées loin, bien après les épaves et avaient nagé vers la rive. La grosse barge toujours échouée avec sa porte avant abaissée sur la plage nous empêchait de voir la plage dans cette direction.


     Nos quatre japonaises s'embrassent, se réconfortent, se racontent mille choses dans leur langue… Nous, surpris, ne comprenons plus rien à toutes les explications qui fusent …en japonais, évidemment. Nous reviennent à l'esprit du même coup les claquettes… Mais où sont donc passées les claquettes d'Haïshan ? Nous cherchons partout sur la plage, hé bien …rien, pas la moindre trace. Pourtant, on les a bien jetées-là ! Vue leur couleur, jaune fluo, il est impensable de ne pas les voir ! Mais que nenni, rien de rien !


     C'est alors que l'estomac nous rappelle à l'ordre car l'heure de déjeuner est bien avancée. Cette opération de sauvetage nous a pris près de trois quarts d'heure et notre envie de restaurant pour l'anniversaire de Cloclo n'est pas satisfaite pour autant ! Je dois encore retourner au bateau pour me changer et nous finirons quand même par y arriver à ce restaurant de Tangalooma Resort. L'envie de déjeuner " sans compter " n'avait encore jamais été aussi forte qu'en ce jour anniversaire des 50 ans de Marie-Claude !


Ce fut un repas d'anniversaire inoubliable !


     Au moment de se dire au revoir, Haïshan a eu pour moi un regard troublant, que je ne sais pas expliquer. Moi je ne l'ai pas oubliée. Elle mesurait une bonne demie tête de plus que moi, avait un corps sublime de danseuse de cabaret, des yeux vifs en amende, des cheveux noir d'encre, une peau blanche immaculée… Elle sortait, de par son portrait, tout droit d'une estampe de Sharaku, un maître incontesté de cette spécialité au pays du soleil levant… Tout comme ses trois compagnes d'ailleurs… Qui étaient-elles exactement ? 


Nous ne le saurons jamais.


     Pour moi, c'est seulement Haïshan, avec ses claquettes jaune canari et ses trois copines… Les mots ne peuvent pas traduire certains sentiments, vécus si intensément, comme marqués par un éclair…


     Toute la soirée à bord sera passée à analyser cet incident, parce que, c'est après coup que l'on peut corriger nos maladresses ou nos erreurs de procédure… Le débriefing est le plus important dans toute action de ce genre… Nous en tirons chaque fois une leçon… 


     En fait, Haïshan, tapait sur son bateau avec ses claquettes depuis un bon moment déjà car elle voyait ses copines partir à la dérive et ne plus pouvoir revenir au bateau contre le courant… Et nous, tellement contents de partir faire un repas de fête, avec le bruit du moteur hors-bord, nous n'avons pas entendu le tamtam d'appel au secours, pas même jeté un coup d'œil en leur direction… C'est alors qu'elle a jeté ses claquettes vers nous pour attirer notre attention, en vain ! C'est seulement en tirant l'annexe à terre que nous les avons enfin aperçues …et avons compris le drame qui était en train de se dérouler derrière nous, près des épaves…


     Le lendemain matin, en se promenant sur la plage assez loin des vieilles dragues, nous retrouverons les claquettes d'Haïshan, échouées près d'une autre dune. La marée ou bien une vague les avait emportées… Anne qui les trouve très jolies veut les garder pour elle… Soit ! Elles lui vont parfaitement alors, c'est OK, elles sont à toi maintenant. Puis, une fois entrés au bateau on oublie complètement les claquettes, la vie reprend son cours, comme toujours… Nous ne les reverrons plus ! Jamais plus jusqu'à ce jour du re-départ pour la Calédonie ou nous faisons le grand rangement pour une traversée… Anne les avait soigneusement mises à leur place, dans le coffre du pont de pêche arrière, là où sont rangées les chaussures de plage.


     Entre les deux épisodes des "claquettes d'Haïshan", près de trois mois se sont écoulés. Nous avons eu le temps de faire connaissance avec les australiens et leur drôle de manière de parler "Anglais"… Les mauvais esprits disent que l'australien ne le parle pas, il le beugle ! C'est tout dire…


     Le "Oz-talk", la langue historique des Australiens est une lointaine cousine de celle de Shakespeare, certes. Mais le pays est bien différent des collines et des vallons britanniques… Ici c'est la brousse, les grands espaces, des animaux curieux et braillards. Eh bien la langue de ceux qui y vivent est devenue identique. C'est le "Slang", précisent-ils. Onomatopée voulant justement dire "parlée comme un animal". Beuglée quoi ! Les mauvais esprits ne le sont pas tant que cela... Nous, on dirait volontiers que les broussards australiens parlent vite avec de la bouillie dans la bouche… Il faut s'y faire… Mais on s'y fait bien quand on vient en visite au pays des kangourous. A la première porte où vous allez frapper pour louer une bagnole, ça y est, vous êtes briefer au slang dès la première question !


     Allez c'est parti pour un mois et demi de camping et d'aventures sur les pistes du bout du monde… Ici on ne compte pas en kilomètres ni en miles d'ailleurs les distances mais en heures de voyage… Ce pays est un continent sans fin…

 


     Nous avons laissé notre voiture à Adélaïde, au fin fond du désert, puis pris l'avion pour revenir à Brisbane… Nanou ne comprendra rien du tout à cette histoire d'ailleurs. On laisse la voiture à des milliers de kilomètres de là et, après plus de trois heures de vol, on la retrouve à la porte de l'aéroport à nous attendre… Elle y était revenue avant nous ! Cherchez l'erreur. C'était sa sœur jumelle, évidemment. Nous l'avions réservée depuis l'autre bout du désert, la fameuse Terra Australis Incognita de nos devins aïeuls…


     Il y en aurait encore à raconter sur ce voyage… Mais pour couper court, aujourd'hui en ce jour du re-départ vers le Caillou…


     C'était l'exclamation de Marie-Claude et l'étonnement de tout l'équipage…

     - J'ai retrouvé les claquettes d'Haïshan…!


     Quoi d'anormal ?


     Ne sommes-nous pas "au pays de ceux qui étaient censés vivre la tête en bas avec des pieds retournés" ?


      Alors, non, vraiment rien d'anormal !


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Article ajouté le 2005-11-21 , consulté 1996 fois

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