Le Trésor Des Kerguelen

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563 Vieillissement des lunettes de soleil...

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563 Vieillissement des lunettes de soleil...

 

 

     Nous sommes nombreux à porter des lunettes de soleil, même si celles-ci n'ont aucune correction de vue. Cela se fait tout naturellement dès l'instant que ce soleil devient agressif pour nos yeux. C'est le cas typique pour les sports nautiques ou de montagnes. Mais il y a bien d'autres occasions pour en porter.

Les verres des lunettes de soleil servent à filtrer les rayons du soleil pour que notamment les UV n’atteignent pas nos yeux. Tous les verres n’ont pas la même efficacité, surtout avec l'utilisation moderne des polycarbonates... La première chose à faire lorsque l’on choisit une nouvelle paire, sera de vérifier qu’elle soit bien certifiée CE*. Ensuite, selon l’indice des verres le filtre sera plus ou moins performant. Cet indice va de 0 à 4. Les indices 0 et 1 ne sont pas vraiment utiles, c'est plus une histoire de "design" que de protection réelle. L’indice 2 convient en cas d’ensoleillement moyen, et la catégorie 3 est, et sera toujours, à privilégier pour les situations de forte luminosité solaire (mer, neige, altitude, désert, lac salé, etc…). Concernant l’indice 4 il est à réserver pour les luminosités solaires extrêmes (alpinisme sur glaciers ou sur neige en très haute montagne – marins en mer sur zones tropicales calmes, pilotes en altitude, etc...) et il est fortement déconseillé (voire interdit) de conduire un véhicule avec ces dernières la nuit ou par temps très dégradé. Si vous n'en voulez qu’une seule paire pour tous lieux et utilisable toute l’année, le plus sage sera donc d’en avoir une paire avec des verres de catégorie 3.

Cependant, si ces verres protègent nos yeux du soleil, ce dernier pourrait perdre à l'usage leur fonction première, à savoir : nous protéger. Avec le temps, les verres pourraient en effet être affectés par les rayons du soleil et se détériorer. Sans véritablement y répondre, des chercheurs de l’Université de Sao Paulo au Brésil se sont penchés sur ce problème avec une étude du genre.

*Certification CE… Ce genre de chose préconisée par les opticiens et les fabricants me font toujours bien rigoler. Pour moi, ce n'est que du marketing de haut vol. Pour preuve, comme si les autres pays, hors CEE donc, n'étaient pas capable de fabriquer de bons verres de lunettes "aussi bien qu'eux" ! Je rappelle, s'il en est besoin, que ce sont les chinois qui ont inventé les lunettes, pas les gaulois, encore moins les cainscains qui n'ont pas encore 3 siècles d'existence mais savent surtout fabriquer des armes ! Alors en matière de recommandations… prenons un peu de recul et ne nous laissons pas berner par toutes ces menteries purement mercantiles.

 

 

     Recherches effectuées dans ce domaine...

     Des chercheurs brésiliens se sont intéressés à la façon dont est mesuré le niveau de protection des verres de lunettes de soleil et leur vieillissement. Cela s'est fait chez eux, au Brésil, c'est-à-dire en zone tropicale, là où le soleil est particulièrement agressif. Pour définir une catégorie aux verres, c-à-dire leur véritable efficacité de filtrage, ces derniers ont placés des lunettes de soleil de différents grades (de 1 à 4 de protection) à 30 centimètres d’une puissante lampe (450 Watts), et ce durant 50 heures (soit 2 j). Cela correspond en moyenne pour eux, à 2 jours de soleil en été ou bien encore 4 jours en hiver dans leur pays.

Cependant, selon ces chercheurs, ce test n’est pas véritablement adapté à l’ensoleillement brésilien pour notamment les zones très proches de l’équateur. Selon eux, il faudrait placer les lunettes beaucoup plus près de la lampe (pour ce cas précis), soit à 5 centimètres cette fois et ce, pendant 136 heures (soit plus de 5 J) pour proposer une analyse plus justement adaptée à cette zone équatoriale (donc de forte intensité UV).

Toujours selon ces mêmes chercheurs, il est fort probable que la protection des verres se détériore sensiblement avec l’exposition au soleil. Même si pour le moment, aucun test n’a véritablement prouvée cette éventuelle détérioration. C'est dans le doute après quelques années de "bons services", que l'on pourra changer de lunettes afin d'être certain de conserver une bonne protection. Ne sont pas exclues non plus, jamais, de minuscules rayures, mêmes invisibles qui peuvent les vieillir aussi prématurément.

 

     Classement des rayons UV…

On distingue les rayons UV du soleil en 3 catégories…:

- Les UVA ont une longueur d'onde de 320 à 400 nm.

- Les UVB ont une longueur d'onde de 280 à 320 nm.

- Les UVC ont une longueur d'onde de 100 à 280 nm. Ces derniers sont les rayons UV qui ont le plus d'énergie (fréquence vibratoire la plus élevée).

Certains fabricants de lunettes certifient leurs lunettes de soleil en catégorie UV400. En fait, une appellation associée à un nombre revient à dire qu'elles filtrent bien les UV dont la longueur d'onde va jusqu'à 400 nanomètres et donc au final, suivant ce tableau, classées UVA.

 

     Le piège de la latitude et de l'apparence du soleil…

 

     Quand on quitte la zone équatoriale et que l'on remonte vers les pôles, on a l'impression que le soleil devient de moins en moins puissant car la tempé extérieure diminue… Et là, c'est un paradoxe et véritable piège que de croire aussitôt cela, car c'est strictement faux "pour nos yeux" en valeur absolue. En effet, si à l'équateur la terre reçoit bien 1370 W d'énergie sur un m² de surface (à haute altitude seulement car il y a des pertes... voir article spécifique), il est évident que à la latitude de la France, par exemple (soit 45°N) cette même énergie reçue de toujours de 1370 W/m², sera d'avantage répartie au sol, et cette fois sur 1,4 m² de surface très exactement, le soleil étant plus bas sur l'horizon. Et par conséquence directe, moitié plus de surface offerte grosso-modo pour la même quantité reçue. L'impression ressentie sera donc : moins d'énergie reçue = il fait plus froid. Si on prend les zones polaires cette fois, avec par exemple 80° de latitude (N ou S, idem - avec rayons solaires très inclinés sur l'horizon) "la surface éclairée" sera cette fois (à 80° N ou S) de 5,8 m², soit donc près de 6 fois "plus étalée au sol". L'impression de peu d'énergie y sera encore plus fausse !

Chaque m² recevra alors au sol en ces lieux…: 1370W/ 5,8 = 236W "seulement par m² réel".

 

     Mais pour nous autres, êtres humains "en station debout", c-à-dire toujours perpendiculaire aux rayons reçus, si je me concentre sur mes yeux…, eux, ils recevront toujours les rayons lumineux à la verticale directe, et ne sont pas concernés du tout par cette surface du sol, étalée ! Ils recevront donc toujours la même quantité d'énergie par surface (l'oeil) venant du soleil, direct et en pleine poire. C'est là que la réflexion doit nous interpeler en nous montrant bien que le danger des UV sera d'autant plus grand que la tempé extérieure sera basse, tout comme le soleil bas sur l'horizon. Aux pôles cette impression sera encore plus présente car la surface couverte par les rayons solaires sera cette fois multipliée par 10, 20, 30, et+ pour arriver à la nuit polaire qui durera 6 mois... Des conditions extrêmes de survie avec des tempés glaciales à la limite du supportable pour un être humain. Et là, les rayons UV seront toujours aussi puissants sinon même un peu plus encore car l'épaisseur de la couche d'air en zones polaires sera "seulement de 5 à 6 kms contre 18 à 20 kms sous l'équateur, donc énergie reçue beaucoup moins absorbée par elle – en fait toujours la même : nos 1370W/ au m² du départ et même un peu plus avec cette histoire de faible épaisseur de la couche d'air, plus pur aussi car moins pollué.

Un autre phénomène viendra encore fausser tout çà, c'est le rayonnement cosmique très important en régions polaires. Il se manifeste régulièrement à nous d'ailleurs par ces magnifiques aurores boréales que tous les habitants de ces régions polaires connaissent bien ainsi que les pilotes survolant ces zones. Il y a même désormais pour nous, personnels navigants, une limite d'exposition car ces rayons cosmiques très puissants (provenant des éruptions solaires à hautes énergies) nous traversent et là, c'est un grand mystère qui demeure encore aujourd'hui pour leur impact sur nous-autres, humains, comme d’ailleurs tous les organismes du domaine du vivant.

 

 

Qu'on se le dise et bon vent…!

  

 

 



07/12/2023
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