Le Trésor Des Kerguelen

Le Trésor Des Kerguelen

Chapitre 240 - La Dernière Chevauchée

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Chapitre 240


LA DERNIERE CHEVAUCHEE

 

 

     Nous voici atterrissant en territoire français. En vérité, ce n'est pas encore tout à fait la France, puisque c'est l'île de Beauté, mais la fin de cette longue aventure est proche. Nous sommes installés dans la marina de Port Toga. Elle se situe dans lke Nord-Est de la Corse, juste à côté du port commercial de Bastia.


Au premier plan, la belle citadelle de Bastia. En arrière le port de commerce et encore derrière le port de plaisance de Toga.

     Nous sommes mi-septembre. La rentrée des classes vient d'avoir lieu. Tout le monde corse qui nous entoure maintenant pense plutôt travail ou études. C'est la remise en condition pour une nouvelle année de labeur. Nous, sommes encore dans notre monde de voyage, dans notre environnement de vagabonds des océans. Il n'est pas facile de s'extraire de ce milieu. Petit à petit il va pourtant bien falloir revenir au monde des terriens, métropolitains. Pour le moment nous sommes encore dans une île de vacances, l'île de Beauté, c'est bien comme cela qu'elle s'appelle la Corse, n'est-ce pas ?


     Depuis 1991 son libellé exact est : "Collectivité territoriale française à statut particulier". Si la Corse est bien définitivement française depuis la révolution, elle a aussi effectivement un statut, des coutumes et des habitants bien particuliers… Pour les visiteurs moyens et nous-mêmes, la Corse avec ses problèmes autonomistes à répétition est une énigme… Les sursauts de son passé, son présent tumultueux, son devenir incertain… La grande majorité de ses habitants semblent en plein désarroi pour le devenir économique de leur île. Seul le tourisme semble être la ressource de l'avenir sur ces montagnes battues par les vents et ravagées par les incendies. Encore faut-il ne pas effaroucher le client potentiel par des actions musclées, stupides, aux conséquences catastrophiques pour son futur. La Corse possède tous les ingrédients pour offrir la bonne recette à des vacances de rêve... Pourvu que les jeunes le comprennent et sachent en profiter, c'est leur avenir. Pour les convaincre s'il en est besoin, un seul chiffre que j'ai retrouvé parmi d'autres statistiques…


     La Corse en 2003 a reçu environ deux millions de visiteurs avec les retombées financières que l'on connaît. Bien ! Eh bien Elba, avec ses plages de bonbons, qui est très exactement quarante fois plus petite en superficie, en a reçu elle, quatre millions, le double pour la même période !!! Il ne faut pas être un grand pythagoricien pour calculer la différence de retombées économiques, donc de revenu par tête d'habitant… Les possibilités de développement de cette perle de la Méditerranée sont énormes…Notre île de Beauté possède autant d'atout que sa voisine italienne, sinon même davantage… Une seule condition pour cela : ne pas jouer de la gâchette à tous les coins de rue. Aucun être humain censé n'apprécie la vendetta. Encore moins lorsque l'on peut choisir son lieu de villégiature. N'importe quel touriste préfèrera aller ailleurs dépenser son budget vacances… C'est tellement évident, n'est ce pas ?


Leur destin est seulement entre leurs mains…


     Nous découvrons Bastia et ses environs. Nous passons pas mal de temps aussi à préparer la fin du voyage. Il faut plancher sur la route, prévoir les escales et les ravitaillements… La vie du marin continue, même si l'on approche du but. Ce sera, pour nous les "Kerguelen" comme on nous a si souvent appelés, la dernière chevauchée… La toute dernière navigation hauturière de ces 24 années passées autour du monde. Nous aurons vécu durant tout ce temps dans plus de 80 pays différents.


     Depuis que nous sommes arrivés sur le territoire corse, nous avons curieusement perdu (sur le petit écran), le bénéfice des informations TV. On s'enquiert de la chose près d'un spécialiste. Dans tous les pays où nous avons séjourné et je dis bien tous sans une seule exception, nos téléviseurs fonctionnaient… Nos deux postes TV, identiques, sont multi normes, multi systèmes et multi tout ce qu'il faut ! Et tous les deux donnent la même chose ici, à savoir : rien ! Ou plutôt si, des gribouillis de son et d'images, mélangés on dirait… Ça ne marche pas, quoi !

- Pas étonnant nous dit le technicien, le tuner permet de recevoir tout effectivement, sauf le L'… A la place du L', vous avez le K' qui lui ne marche qu'en Outremer !

- Le "L prime", …pas le "K prime". Ah oui, évidemment…


     C'est le bouquet(!) final… On a des postes "français" (achetés spécialement en Calédonie pour servir dans le monde entier), qui ne fonctionnent pas en France…!


     Le L prime, pour nos amis non férus d'électronique analogique, c'est le mode de standard permettant la réception et le "décodage" en quelque sorte, des émissions TV françaises. Exact, mais métropolitaines seulement, doit-on ajouter. Eh bien nos postes internationaux qui sont équipés de tous les standards, n'ont pas celui-là, ce fameux L prime, typiquement gaulois ! Il y aurait du protectionnisme Etatique de greffé là-dessous, que je n'en serais point étonné… Le marketing est comme Eole en somme, il dicte sa loi…

     - Bon, merci bien monsieur de "La petite-boîte-à-images"… Quelle noblesse cette enseigne ! On va se débrouiller autrement…


     En séjour sur Elba, sur nos plages à bonbons, donc en Italie, nous recevions parfaitement et regardions chaque jour le journal (français) de France2, retransmis par la RAI. Maintenant que nous sommes en France, tout est brouillé ; on ne reçoit plus que dalle par le biais des canaux français ! Alors je suis parti en chasse sur la bande des ondes hertziennes voisines pour retrouver nos chers amis latins… Euréka, voilà France2 qui revient sur notre petit écran. Une chance inouïe, nous le recevons encore (grâce à notre antenne spéciale Glomex !) depuis la côte italienne.


     Va pour la chaîne nationale, transmise par la Régie Audiovisuelle Italiana. Pas de choix, mais c'est mieux que rien !


     Un coup de vent sérieux étant annoncé par Météo France, nous décidons de lever l'ancre avec douze heures d'avance. Nous avions prévu de partir demain matin, eh bien nous partons dès ce soir pour échapper aux grains. Le cap Corse tout au Nord de l'île de Beauté est connu pour ses méchants coups de gueule. Alors il ne s'agit pas de traîner dans ses parages.

 


     C'est parti pour le dernier saut, celui qui nous amènera au continent… C'est la dernière chevauchée…


     Nous atterrissons dans la baie de Cavalaire après 27 heures de traversée tranquille, en avance d'une journée sur le planning. Mais nous pensons avoir bien agit. Effectivement il y a tout juste 3 heures que nous sommes là que survient d'Est le front d'orages annoncé. Il va durer toute la nuit, tempétueux, grondant, éclairant et pluvieux. Le ciel du lendemain s'améliore mais n'est, somme toute, guère meilleur.


     Nous pensons aux autres voiliers qui eux sont dehors et subissent le mauvais temps. Nous étions un petit groupe de bateaux à vouloir rentrer vers le continent le même jour. Les autres n'avaient pas jugé nécessaire de devancer le départ… C'est le retour des derniers plaisanciers de la saison, eux voulaient en profiter jusqu'au dernier moment. Mais parfois la traversée Corse - continent est difficile, voire dramatique… En témoignent ces plaisanciers partis de Toulon pour Calvi. Quatre des occupants sur les six membres de l'équipage sont passés par-dessus bord durant un coup de vent aux abords du Cap Corse…! Ceci se passait la semaine précédente de notre arrivée à Bastia. Un drame pas si rare dans ces parages. Il ne faut jamais sous-estimer les éléments naturels, en particulier les évènements météos puissants ou dangereux comme les orages. Il faut toujours s'efforcer de composer avec eux. Surtout ne pas les défier…


     Ce sont les dernières chevauchées des plaisanciers de l'été. Pour nous aussi, c'était donc la toute dernière navigation de nuit avec Kerguelen. Maintenant il ne nous reste plus qu'à faire des petits sauts de puce pour rejoindre Sète, notre destination finale. La fin approche à grands pas… Le dénouement sera prochain… Une autre vie va commencer… On se rappelle aussi avoir dit cela dans l'autre sens, pour le début, le jour du grand départ. Il y a bien longtemps déjà… C'était le premier juillet de l'an 79 : pas celui de César (le 1er avant JC) mais celui de Giscard (le 20ième après !)…


     Nous étions une poignée de voiliers à attendre que le coup de gueule d'Eole passe… Nous partons à Porquerolles dans les îles d'Hyères. Ces îles sont paradisiaques et on ne peut pas, passer au devant d'elles sans s'y arrêter, évidemment. De nombreux plaisanciers de la côte batifolent en notre compagnie. C'est assez normal, car c'est aussi le week-end. Tous veulent profiter des derniers beaux jours pour tirer encore quelques bords. Serrer l'amure ou border une écoute est si plaisant. Faire du farniente en famille dans les jolis mouillages de ces îles d'Hyères, tout autant !


     On ne peut pas se rendre sur l'île du Levant : interdit, dixit la Marine. Elle est utilisée par la Défense Royale pour les tirs d'essai de missiles. Mais à côté se trouve Port Cros, et l'îlot Bagaud. Plus loin Porquerolles et la presqu'île de Giens offrent de bons mouillages. La rade de Hyères toute entière est un joli plan d'eau de navigation.


     Pour nous ensuite, petit saut jusqu'à Marseille, aux îles du Frioul plus précisément. Nousallons y dénicher un tout petit mais très sympathique abri naturel sur l'île de Pommègues. Au passage, la mer étant belle et la brise faible, nous avons fait un petit crochet par les calanques de Cassis, raser le Cap Croisette. Cette côte découpée dans les falaises est d'une beauté saisissante. Nous les avions vues d'en haut en terrien, cette fois nous les visitons d'en bas, en marin. Ces calanques proches de la citée Phocéenne sont réellement des merveilles de la nature. Nous en profitons pleinement car en cette période de rentrée scolaire, et de milieu de semaine, il n'y a plus personne. Quel régal !


Sur le fond Marseille et Notre Dame de la Garde. Au premier plan les îles du Frioul.

     Le port de Pomègues qui nous reçoit est un authentique petit port romain datant de l'antiquité. Sur les rochers alentours de nombreuses bittes d'amarrage taillées à même les rochers attestent de leur passé très ancien. Le fait de jeter l'ancre dans ce petit havre nous donne réellement l'impression de vivre à l'époque romaine. Car la place est tellement exiguë que l'on doit nous aussi assurer le bateau par l'arrière en nous amarrant sur ces poteaux de roche sculptée. Nous profitons de cette magnifique escale pour faire le tour de Pomègues, visiter son port principal avec sa marina moderne. Car l'île est plus grande qu'elle n'y paraît en réalité. Elle est composée de deux îlots rattachés en leur milieu : les îlots de Ratonneau et de Pomègues. Le port qui y a été implanté fait joindre les deux îles par une forte digue de pierres. La marina, adossée et protégée par celle-ci, occupe ce joli plan d'eau. C'est une belle réussite qui a su allier "l'utile à l'agréable", comme on dit souvent. Pour une fois la formule s'applique parfaitement. Tout à côté, un dernier îlot rocheux soutient le fameux château d'If. Bâti sous François 1er, cette forteresse féodale devint prison d'état en 1631. Elle en a vu passer des grands hommes... . Mais c'est surtout Alexandre Dumas, grand homme également d'un autre genre, qui va la faire passer à la postérité en y enfermant ses héros de romans… Rappelez-vous le Masque de fer, le Conte de Monte Christo… Ces personnages légendaires sont relégués ici au fin fond des îles du Frioul sur le terrifiant château d'If… Par ici la visite, messieurs dames…


     Son allure est austère effectivement !


     Plantés au milieu de la rade de Marseille ces îlots sont des écrins de beauté posés sur la mer. A côté, dominant la ville de Marseille sur son éperon, Notre Dame de la Garde les contemple… On comprend alors pourquoi les marins sont des poètes, parfois jusqu'à en devenir même des rêveurs… La nature est belle, pleine de petits paradis… Eux sont aux premières loges pour les apercevoir, se les approprier, en profiter.


     Ils sont, nous sommes, les visiteurs privilégiés de ces lieux magiques. Les îles du Frioul en font partie, elles sont là pour notre plaisir, sur le chemin de notre dernière chevauchée.


     Dans le petit trot de cette ultime randonnée, le vent nous amène dans la vaste rade de Fos-sur-mer. Nous entrons à Port-Carteau pour nous protéger d'un coup de mistral annoncé. Passant tout près de ces géants d'acier gorgés de pétrole, nous comprenons que nous sommes bien de retour dans le monde occidental. Rien n'est plus démonstratif, plus probant de la civilisation, qu'un tanker attendant son tour pour aller décharger ses soutes à la raffinerie voisine ! La vue de ce monde-là nous ôte définitivement nos paysages exotiques de la tête… La rade de Fos vient de fermer le grand livre de notre histoire, de nos aventures…


     C'est un au revoir aux douces réalités passées…


     L'adieu à un monde où il n'y a aucun besoin de "paraître"… seulement "d'être", au naturel. Barbe au soleil, cheveux dans le vent… Le libre cours de la pensée…


     La débâcle des glaces en Terre de Feu…


     Les folles randonnées dans la Pampa argentine…


     L'ivresse des cimes sur le Chimborazo…


     Les grandes houles des mers du Sud…


     L'immense luminosité des déserts…


     L'alizé caressant les palmes des cocotiers…


     Les chasses aux langoustes dans les coraux…


     La cueillette des orchidées en Amazonie…


     Tout ceci se bouscule dans notre tête… tente de passer dans le monde des souvenirs ; ce sera celui de nos rêves maintenant… Bonjour aux dures réalités qui se découvrent là autour de nous… Nous sommes de retour dans le monde des "vivants". Comme disait si justement Aristote : "Il y a trois sortes de gens... Les Vivants, les Morts et les Marins !".


     En 1979, le papillon s'était envolé. Aujourd'hui, en 2004, le papillon se pose et meurt ! Ce monde nouveau est fait d'acier, de verre et de pétrole, de décibels et ondes électromagnétiques, d'obligations et interdits… Il faut réapprendre à vivre en com-munauté !


     Une difficile réalité voit le jour… La page est bien tournée. Nous sommes effectivement "revenus". Nous allons appartenir à nouveau à ce monde civilisé, tellement "encadré".

     Derniers milles.


     Petite halte au Grau du Roi histoire de se recaler avec toutes les horloges du 21ième siècle. Prévenir la famille, les amis que "Kerguelen" est de retour…


     Des centaines de voiliers et de mouille-culs tournicotent dans la baie de la Grande Motte. Nous, restons au mouillage près de la digue à contempler tout ce beau monde endimanché qui gesticule et papote dans les cockpits… On n'arrive pas à se sentir de ce monde là, encadré par tant de barrières, bridé par tant d'interdits. Nous ne sommes plus de cette plaisance Kleenex, que l'on consomme vite pour la jeter aussi vite. Non, nous, nous vivons avec notre bateau il est notre maison depuis 25 années. Quand on rentre après 60 000 milles marins de navigation solitaire autour de la planète, on est devenu des êtres d'un "autre" monde. Les îles paradisiaques et leurs cyclones se reflètent dans notre sillage… Le Cap Horn et ses terribles tempêtes de neige, collent à l'ombre de notre voilier qui en porte les traces… Les souffrances, les inquiétudes, les doutes ont laissé des stigmates indélébiles dans notre manière d'être, dans notre "liberté de penser" comme le chante si bien Florent Pagny… Dieu sait si notre pensée est devenue libertaire justement… Non, nous, passions nos journées à contempler simplement cette nature qui nous entoure. A vivre parmi elle dans notre maison flottante. Il est difficile pour nous de voir comment les "autres" utilisent leurs bateaux… C'est vraiment un autre monde, celui de la grande consommation, avide de biens matériels, inhumaine à nos yeux. Durant un quart de siècle, nous avions complètement oublié tout cela !


     Ce sont les premiers instants du grand retour, il faut dès maintenant, apprivoiser notre nouvel environnement. Ce n'est pas facile. Notre histoire est un peu la parabole de l'enfant prodigue.


     Nous ressentons cette arrivée, ce retour à la case départ, comme un véritable accouchement dans un monde nouveau… Une France que l'on connaît peu finalement. Il va falloir ré-apprendre à la découvrir, à y refaire sa place… Au premier jour cela nous semble insurmontable au point que nous prend l'envie de repartir aussitôt... Mais non, au fond, notre retour au pays est réfléchi, voulu. C'est d'abord pour Anne que nous sommes ici. Aussi pour tous ceux que nous avons "abandonnés" lors de notre grand départ en 1979. Nos deux familles proches en premier, les amis… C'est aussi pour tous ceux-là que nous revenons . Nous avons vécu tous les quatre dans notre petit monde clos des choses tellement intenses, si fortes que nous voulons plus que jamais les faire partager. On se doit de le faire, de leur raconter. C'est exactement le but de ce livre, vous faire découvrir notre vie : "notre trésor"… Une simple autobiographie des "Kerguelen".


     Nous arrivons à Sète un beau dimanche de cette fin septembre, en début de soirée. Les parents de Marie-Claude sont là pour nous accueillir. Pour ma part, mon père nous a quittés en mai 1999 et ma mère ne peut plus se déplacer. Mais je sais qu'elle attendait un dénouement heureux à cette épopée depuis 25 années… C'est fait.



     Dans la nuit un bon coup de vent passe. On en a vu tant d'autres déjà que rien ne peut plus nous arriver maintenant …puisque, justement, nous sommes arrivés !


     Le Retour des Antipodes est effectué, la grande boucle a été bouclée. Sur le bateau comme dans nos têtes, au fil des ans et des milles, un Trésor y a été amassé… Et c'est réellement avec beaucoup de plaisir et d'émotions que nous vous l'avons "livré".

     Le mot est juste.


     D'après le Dalaï Lama, pour être heureux, il faut faire trois choses dans sa vie…

                 "- Etre tendre avec la terre.

                  - Aller une fois par an dans un lieu que l'on ne connaît pas.

                  - Partager ses connaissances avec son entourage."


     Pour notre part, avec l'impression d'avoir réalisé les deux premières, c'est pour la troisième : vous raconter, vous faire partager tout ça.

     …et tout ça c'était …le "Trésor des Kerguelen".


Suite... Epilogue Tome II...

 

Photo de Kerguelen dans les glaces près du Cap Horn...

 

Podium des sites annuaires pour le nombre de visites sur notre Blog...


http://voyageforum.com/voyage/budget_tour_monde_voile_D146130/

 

http://www.uniterre.com/r_carnets/carnets/recherche/carnet.php?id=8229

 

http://www.uniterre.com/annuaire/carnets-de-voyage/destination,/type,coups-de-coeur/objective,/mode,

 

http://kerguelen.blogtrafic.com/

 

http://www.web-libre.org/rto2.php?id=676146e02384d1b95d54608ca2c60009

 

http://www.des-blogs.com/blog/3292/____25_ans_autour_du_monde____.html

 

http://blogs.stw.fr/

 

http://www.annuaire-blog.net/top_clics.php

 

http://www.banik.org/general/r%C3%A9cits.htm





21/11/2005
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